L’Église catholique vit selon un calendrier qui n’a pas grand-chose à voir avec celui de l’agenda professionnel ou scolaire. Ce calendrier-là, on l’appelle l’année liturgique, et il commence non pas le 1er janvier mais le premier dimanche de l’Avent, fin novembre. À l’ensemble paroissial de Saint-Fons et Feyzin comme partout dans le diocèse de Lyon, ce sont ces dates qui structurent la vie de prière, les couleurs des étoles, les chants choisis et les évangiles proclamés chaque dimanche.
Pour qui découvre la pratique catholique ou qui souhaite y revenir après une absence, le vocabulaire peut sembler opaque : Avent, Triduum, années A B C, Temps ordinaire, lectionnaire dominical… Ces mots désignent en réalité une réalité simple et profonde. L’Église refait chaque année le chemin du Christ, depuis l’attente de sa venue jusqu’à la révélation de son règne, en passant par sa Passion et sa Résurrection. Le calendrier liturgique catholique n’est pas un calendrier supplémentaire à mémoriser, c’est l’architecture spirituelle d’une année chrétienne.
Ce guide déroule les cinq temps qui composent ce cycle, leur durée, leur couleur, leur sens et leurs dates précises pour l’année C, c’est-à-dire pour la période liturgique qui s’ouvre le 29 novembre 2026 et s’achève le 27 novembre 2027. À chaque étape, nous indiquons comment habiter concrètement ces temps en paroisse, à la maison, ou simplement par la lecture des évangiles dominicaux proclamés.
Pourquoi un cycle liturgique ? Le sens du temps en christianisme
Le christianisme n’a pas inventé l’idée d’un temps sacré rythmé par des fêtes. Le judaïsme dont il est issu vivait déjà au rythme de la Pâque, des Tentes, de la Pentecôte et du sabbat hebdomadaire. Mais le christianisme a transformé en profondeur cette manière d’habiter le temps en plaçant au centre un événement unique : la mort et la résurrection du Christ. Tout le calendrier liturgique tourne autour de ce point fixe que l’on appelle le mystère pascal.
Concrètement, cela signifie que chaque dimanche est déjà une petite Pâque, un mémorial hebdomadaire de la Résurrection. Et chaque année, autour de ce battement dominical, l’Église déploie un cycle plus vaste où sont relus les grands moments de l’histoire du salut : l’attente messianique, l’Incarnation, la vie publique de Jésus, sa Passion, sa Résurrection, le don de l’Esprit, et la marche de l’Église vers le Royaume définitif. Vivre le cycle liturgique, ce n’est donc pas commémorer des anniversaires, c’est entrer dans un mouvement spirituel qui rejoint le fidèle là où il en est.
Cette structure annuelle a aussi une dimension catéchétique évidente. Un chrétien qui suit fidèlement la liturgie dominicale, sans rien faire d’autre, traverse en trois ans l’essentiel des évangiles synoptiques. Les sacrements, et particulièrement l’eucharistie et les autres sacrements catholiques, reçoivent dans cette pédagogie du temps une coloration propre selon le moment de l’année. Une messe d’Avent n’a pas la même tonalité qu’une messe pascale. Les chants changent, les antiennes diffèrent, le silence ou la jubilation dominent selon la saison liturgique. C’est une formation spirituelle qui passe par le corps, l’oreille et le regard autant que par l’intellect.
Le Temps de l’Avent : préparer la venue du Christ (4 dimanches)
L’Avent ouvre l’année liturgique. Le mot vient du latin adventus, qui signifie venue ou avènement. Pendant ce temps, l’Église médite trois venues distinctes du Christ : sa venue historique à Bethléem il y a deux mille ans, sa venue glorieuse à la fin des temps, et sa venue silencieuse dans le cœur du fidèle aujourd’hui. Cette triple dimension donne à l’Avent sa profondeur particulière. Ce n’est pas un compte à rebours commercial vers le 25 décembre, c’est une véritable préparation intérieure.
L’Avent dure quatre dimanches. Pour la saison 2026-2027, il s’ouvre le dimanche 29 novembre 2026 et s’achève le 24 décembre au soir, veille de Noël. La couleur liturgique est le violet, signe de pénitence sobre et d’attente recueillie. Une exception : le troisième dimanche, appelé Gaudete (mot latin signifiant Réjouissez-vous), autorise le rose comme couleur d’étole et de chasuble. Ce dimanche-là marque un adoucissement au milieu de l’Avent, comme une éclaircie joyeuse au cœur de l’attente.
Les évangiles dominicaux de l’Avent suivent une progression remarquable. Le premier dimanche annonce le retour glorieux du Christ et invite à veiller. Le deuxième et le troisième mettent en scène Jean-Baptiste, le prophète du désert qui prépare le chemin. Le quatrième tourne le regard vers Marie et Joseph, à la veille immédiate de la Nativité. Cette pédagogie va du cosmique à l’intime, du jugement dernier à la crèche silencieuse.

En paroisse, l’Avent prend des formes concrètes qu’il vaut la peine de redécouvrir. La couronne de l’Avent, originaire des paroisses luthériennes allemandes au XIXe siècle puis adoptée par les catholiques, marque le passage des quatre semaines par l’allumage progressif de quatre bougies. Le calendrier de l’Avent ouvre chaque jour une fenêtre méditative jusqu’à Noël. Les célébrations pénitentielles communautaires permettent au fidèle de se préparer par le sacrement de la réconciliation. Et les grandes antiennes Ô, chantées du 17 au 23 décembre, déploient sept appellations du Messie tirées de l’Ancien Testament.
Le Temps de Noël : de la Nativité à l’Épiphanie
Le Temps de Noël commence à la messe vespérale du 24 décembre et s’étire jusqu’à la fête du Baptême du Seigneur, célébrée le dimanche suivant l’Épiphanie. Pour 2026-2027, ce temps court du vendredi 25 décembre 2026 au dimanche 10 janvier 2027. Il s’agit d’une période courte mais d’une densité théologique exceptionnelle. Le mystère célébré n’est rien moins que l’Incarnation, c’est-à-dire le fait que Dieu se soit fait pleinement homme en Jésus de Nazareth, sans cesser d’être pleinement Dieu.
La couleur dominante est le blanc, parfois rehaussé d’or pour souligner la solennité. Le 25 décembre, jour de la Nativité, l’Église célèbre traditionnellement trois messes successives : la messe de la nuit avec son évangile lucanien des bergers et de la mangeoire, la messe de l’aurore, et la messe du jour avec le prologue de saint Jean (Au commencement était le Verbe). Cette triple célébration met en relief trois éclairages du même mystère.
Au sein du Temps de Noël s’enchâssent plusieurs fêtes majeures. Le dimanche dans l’octave de Noël, ou le 30 décembre si Noël tombe un dimanche, fête la Sainte Famille de Jésus, Marie et Joseph. Le 1er janvier célèbre Sainte Marie, Mère de Dieu, en même temps que la Journée mondiale de la paix instituée par Paul VI en 1968. Le 6 janvier (ou le dimanche le plus proche dans le calendrier français) marque l’Épiphanie, c’est-à-dire la manifestation du Christ aux nations à travers la visite des mages venus d’Orient. Le temps de Noël s’achève par la fête du Baptême du Seigneur, qui rappelle l’inauguration de la vie publique de Jésus au bord du Jourdain.
Trois autres fêtes s’inscrivent dans ce temps : le 26 décembre, Saint Étienne, premier martyr ; le 27 décembre, Saint Jean l’Évangéliste ; et le 28 décembre, les Saints Innocents. Ces trois célébrations rappellent que la lumière de la Nativité s’accompagne déjà d’un combat spirituel : le témoignage des martyrs, le regard contemplatif de l’apôtre bien-aimé, et le sang des enfants de Bethléem. La crèche n’est pas une parenthèse hors du monde, elle s’inscrit pleinement dans son drame.
Le Temps de Carême : 40 jours de pénitence pascale
Le Carême est sans doute le temps liturgique le plus reconnu, y compris au-delà des cercles pratiquants. Il s’ouvre le Mercredi des Cendres et s’achève au crépuscule du Jeudi saint, juste avant la messe en mémoire de la Cène. Pour 2026-2027, le Mercredi des Cendres tombera le 17 février 2027, et le Carême s’étendra donc jusqu’au 1er avril 2027 (jeudi soir), soit avant Pâques le dimanche 28 mars 2027. Cette dernière formulation appelle une correction : Pâques 2027 étant le 28 mars, le Carême court du 17 février au 28 mars 2027, plus précisément jusqu’au Jeudi saint 25 mars.
Les quarante jours du Carême renvoient à plusieurs symboles bibliques superposés : les quarante jours du Christ au désert, les quarante années du peuple hébreu marchant vers la Terre promise, les quarante jours de Moïse au Sinaï, et ceux d’Élie cheminant vers l’Horeb. Le chiffre quarante signifie dans la Bible une durée de purification, de combat spirituel et de préparation à une révélation. La couleur liturgique est le violet, identique à l’Avent, mais la tonalité est plus austère : pas d’alléluia, pas de Gloria à la messe, absence presque totale de fleurs sur l’autel.
L’Église propose trois pratiques articulées pour vivre concrètement le Carême : la prière intensifiée, le jeûne et l’aumône. Ces trois disciplines, héritées de la tradition juive et précisées par les Pères de l’Église, ne s’excluent pas, elles se renforcent mutuellement. Le jeûne creuse en l’homme un vide intérieur, la prière le remplit de la présence de Dieu, et l’aumône traduit dans le concret la conversion entreprise. Pour approfondir le calendrier précis et les pratiques recommandées, on peut consulter le Carême 2027 et son rythme pénitentiel tel qu’il est vécu dans une autre paroisse francophone.
Le Carême est aussi le grand temps de préparation pour les catéchumènes, c’est-à-dire les adultes qui se préparent à recevoir le baptême lors de la Veillée pascale. Les scrutins, célébrés les 3e, 4e et 5e dimanches du Carême, accompagnent leur ultime marche vers les sacrements de l’initiation chrétienne. Le quatrième dimanche, appelé Laetare (Réjouis-toi), autorise comme Gaudete l’usage du rose. Il marque la mi-Carême et invite à un adoucissement passager au cœur de la traversée du désert. La dernière semaine, dite Semaine sainte, s’ouvre par le Dimanche des Rameaux et conduit aux portes du Triduum pascal. Pour les paroissiens qui souhaitent vivre cette montée vers Pâques avec un appui concret, les dates et pratiques du Carême 2026 à Saint-Fons et Feyzin précisent les rendez-vous diocésains et la pédagogie locale du jeûne.
Le Triduum pascal et le Temps pascal (50 jours)
Le Triduum pascal forme le sommet absolu de toute l’année liturgique. Il ne dure que trois jours, mais ces trois jours contiennent en concentré ce qui se déploie ensuite pendant cinquante jours dans le Temps pascal. Le Triduum part de la messe du soir en mémoire de la Cène, le Jeudi saint, et s’achève aux vêpres du dimanche de Pâques. Ce ne sont pas trois fêtes juxtaposées, mais une seule célébration en trois actes liturgiques inséparables : la Cène, la Croix, la Résurrection.
Le Jeudi saint au soir, l’Église fait mémoire de l’institution de l’Eucharistie et du sacerdoce, ainsi que du commandement de la charité scellé par le lavement des pieds. Le Vendredi saint, jour aliturgique au sens où aucune messe n’est célébrée, l’office de la Passion comprend la lecture de la Passion selon saint Jean, la grande prière universelle et la vénération de la Croix. Le Samedi saint est jour de silence absolu : aucune messe, aucun sacrement (à l’exception de l’onction des malades en cas d’urgence), l’Église fait silence devant le tombeau. La Veillée pascale, célébrée dans la nuit du samedi au dimanche, est mère de toutes les veillées : bénédiction du feu nouveau, allumage du cierge pascal, chant de l’Exsultet, neuf lectures bibliques traversant toute l’histoire du salut, célébration des baptêmes des catéchumènes, et première eucharistie pascale.

Pour 2026-2027, ces trois jours saints tomberont les 25, 26 et 27 mars, suivis du dimanche de Pâques le 28 mars 2027. Pour situer la date romaine dans son contexte œcuménique plus large, il est instructif de comparer avec le calendrier orthodoxe et ses dates de Pâques jusqu’en 2030 qui suit un comput différent. En 2027, la Pâque orthodoxe tombe le 2 mai, soit cinq semaines après la Pâque romaine. Cet écart n’est pas un détail technique, il rappelle la fracture historique entre les calendriers julien et grégorien, et la prière persistante pour une unification future.
Le Temps pascal s’étend ensuite sur cinquante jours jusqu’à la Pentecôte. Le chiffre cinquante reprend lui aussi un symbolisme biblique : la fête juive de Shavouot, ou Pentecôte, célébrée cinquante jours après la Pâque, commémorait le don de la Loi au Sinaï. Pour les chrétiens, ce même cinquantième jour devient le don de l’Esprit Saint à l’Église naissante. Le Temps pascal comprend l’Ascension, le 6 mai 2027 (jeudi), quarante jours après Pâques, qui célèbre la glorification définitive du Christ auprès du Père. Il s’achève à la Pentecôte, le dimanche 16 mai 2027. La couleur dominante est le blanc, parfois rehaussé d’or, et l’alléluia retrouve toute sa place après l’avoir tu pendant les quarante jours du Carême.
Le Temps ordinaire : deux périodes annuelles (vert)
L’expression Temps ordinaire peut prêter à confusion. Elle ne signifie pas du tout que ces semaines seraient banales ou de moindre importance. Le mot ordinaire vient ici du latin ordinarius, qui désigne ce qui est ordonné, numéroté, articulé. Le Temps ordinaire est le temps des dimanches comptés en ordre : 2e dimanche, 3e dimanche, jusqu’au 34e dimanche du Temps ordinaire qui ferme l’année par la solennité du Christ Roi. C’est aussi, et surtout, le temps de la vie publique du Christ et de la croissance de l’Église.
Ce temps couvre la majorité de l’année et se trouve divisé en deux périodes par l’irruption du cycle Carême-Pâques. La première période part du lundi qui suit le Baptême du Seigneur (donc le lundi 11 janvier 2027) et s’étend jusqu’au Mardi gras inclus, soit le 16 février 2027. La seconde période s’ouvre le lundi qui suit la Pentecôte, le 17 mai 2027, et court jusqu’au samedi 27 novembre 2027 qui précède l’ouverture du nouvel Avent. Le total atteint trente-quatre semaines.
La couleur liturgique est le vert, symbole d’espérance, de croissance et de marche persévérante. Cette couleur évoque la sève qui circule dans la plante, l’invisible vie qui pousse au cœur du fidèle entre les grandes fêtes. Pendant le Temps ordinaire, les évangiles dominicaux lisent en continu un des trois synoptiques selon l’année : Matthieu pour l’année A, Marc pour l’année B (complété par Jean au chapitre 6), Luc pour l’année C. Cette lecture cursive permet au fidèle d’entrer dans la trame narrative et théologique propre à chaque évangéliste. Pour distinguer toutes les nuances chromatiques utilisées par l’Église dans ses ornements, la lecture des couleurs liturgiques catholiques et leur signification apporte un complément utile.
Le Temps ordinaire abrite aussi de nombreuses solennités et fêtes mariales ou sanctorales : la Trinité (dimanche après la Pentecôte), le Saint Sacrement (jeudi ou dimanche suivant), le Sacré-Cœur (vendredi suivant), l’Assomption (15 août), la Toussaint (1er novembre), les Saints Pierre et Paul (29 juin), saint Jean-Baptiste (24 juin), et tant d’autres. Ces solennités font surgir le blanc, le rouge ou l’or au milieu de la verdure du Temps ordinaire, comme autant de fleurs vives sur une prairie d’été.
Les couleurs liturgiques associées
Les couleurs ne sont pas décoratives, elles ont une fonction théologique précise. Elles signalent au fidèle, dès qu’il entre dans l’église, quel mystère est célébré ce jour-là. L’usage liturgique romain en distingue six principales, dont cinq sont fréquentes et une rare.
Le violet marque les temps de pénitence et de préparation : Avent, Carême, certaines messes des défunts. Le blanc, couleur de la lumière et de la pureté, est employé pour le Temps de Noël, le Temps pascal, les fêtes du Christ non-martyriales, les fêtes de la Vierge, les fêtes des saints non-martyrs, et les baptêmes. Le rouge symbolise le feu de l’Esprit et le sang des martyrs : il est donc utilisé à la Pentecôte, au Dimanche des Rameaux, au Vendredi saint, aux fêtes des martyrs, et lors des fêtes apostoliques. Le vert habille tout le Temps ordinaire.
Le rose, plus rare, n’apparaît que deux fois dans l’année : au troisième dimanche de l’Avent (Gaudete) et au quatrième dimanche du Carême (Laetare). Ces deux dimanches roses introduisent une note de joie anticipée au milieu d’un temps pénitentiel. Enfin, l’or peut remplacer ou enrichir le blanc lors des très grandes solennités. Plus rarement, le noir survit dans certains usages funéraires traditionnels, bien qu’il ait été largement remplacé par le violet ou le blanc depuis la réforme conciliaire.
Les ornements liturgiques que l’on voit (chasuble, étole, voile du calice, parements d’autel) suivent ces couleurs. Pour le fidèle qui s’éduque progressivement à la liturgie, identifier la couleur dominante au début de chaque messe est un premier pas pour comprendre quel temps liturgique on traverse et quelle tonalité spirituelle est demandée ce jour-là.
Les années A, B et C et le lectionnaire dominical
Le lectionnaire dominical romain, instauré après le concile Vatican II, organise les lectures bibliques selon un cycle ternaire qui permet au fidèle de parcourir, en trois ans, l’essentiel des évangiles synoptiques. L’année A est dédiée à saint Matthieu, l’année B à saint Marc (complété par le discours sur le pain de vie de saint Jean), et l’année C à saint Luc. Saint Jean est lu chaque année lors des grandes solennités pascales et durant le Temps pascal.
L’année C, qui couvre 2026-2027, met donc à l’honneur l’évangile selon saint Luc. C’est l’évangile du miséricordieux : on y trouve les paraboles du fils prodigue, du bon Samaritain, de la brebis perdue, du pharisien et du publicain. C’est aussi l’évangile de l’attention aux pauvres, aux femmes, aux marginaux et aux samaritains. Saint Luc, médecin et compagnon de saint Paul selon la tradition, écrit dans un grec littéraire élégant. Son évangile s’ouvre par les récits de l’enfance (annonciation à Marie, visitation, naissance à Bethléem) qui n’apparaissent pas chez Marc et qui complètent ceux de Matthieu.
À chaque messe dominicale, trois lectures sont proclamées : une lecture de l’Ancien Testament (ou des Actes pendant le Temps pascal), un extrait des lettres apostoliques (Paul, Pierre, Jacques, Jean ou Hébreux), et l’évangile. Ces trois lectures sont choisies pour résonner entre elles, généralement la première lecture éclairant en préfiguration l’évangile. Le psaume responsorial, chanté ou récité entre la première et la deuxième lecture, prolonge méditativement le premier texte. Cette architecture liturgique de la Parole est l’un des grands acquis de la réforme conciliaire.
Pour les messes de semaine, le cycle est différent : il s’agit d’un cycle pair-impair sur deux années. L’évangile suit alors une lecture cursive, traversant en quelques mois la quasi-totalité d’un évangéliste donné. Ce cycle se superpose au cycle dominical sans interférer avec lui.
Calendrier liturgique 2026-2027 : dates clés à retenir
Pour planifier la vie spirituelle, paroissiale et familiale, voici les jalons précis de l’année C qui s’ouvre. Ces dates ne sont pas des prévisions, elles découlent du calcul ancien fixant Pâques au dimanche qui suit la première pleine lune après l’équinoxe de printemps. Tous les autres temps mobiles découlent de cette date pascale par addition ou soustraction de durées fixes.
Premier dimanche de l’Avent : 29 novembre 2026, ouverture solennelle de l’année liturgique C. Immaculée Conception : 8 décembre 2026 (mardi). Quatrième dimanche de l’Avent : 20 décembre 2026. Nativité du Seigneur : vendredi 25 décembre 2026 (Noël). Sainte Famille : dimanche 27 décembre 2026. Sainte Marie, Mère de Dieu : vendredi 1er janvier 2027. Épiphanie : dimanche 3 janvier 2027 (transférée du 6 janvier selon le calendrier français). Baptême du Seigneur : dimanche 10 janvier 2027, clôture du Temps de Noël.
Première période du Temps ordinaire : du lundi 11 janvier au mardi 16 février 2027 inclus. Mercredi des Cendres : mercredi 17 février 2027, ouverture du Carême. Quatrième dimanche du Carême (Laetare) : dimanche 7 mars 2027. Dimanche des Rameaux et de la Passion : dimanche 21 mars 2027. Jeudi saint : 25 mars 2027 (Cène du Seigneur). Vendredi saint : 26 mars 2027 (Passion). Samedi saint et Veillée pascale : 27 mars 2027. Dimanche de Pâques : 28 mars 2027, sommet de l’année.
Ascension du Seigneur : jeudi 6 mai 2027, quarante jours après Pâques. Pentecôte : dimanche 16 mai 2027, clôture du Temps pascal. Sainte Trinité : dimanche 23 mai 2027. Saint Sacrement (Fête-Dieu) : dimanche 30 mai 2027 dans le calendrier français. Sacré-Cœur de Jésus : vendredi 4 juin 2027. Pour retrouver l’ensemble des dates avec les commémorations particulières et le détail liturgique complet, le calendrier liturgique 2026-2027 dans son tableau exhaustif est la ressource de référence à consulter.
Solennités estivales et automnales : Saints Pierre et Paul (mardi 29 juin 2027), Assomption (dimanche 15 août 2027), Toussaint (lundi 1er novembre 2027), Commémoration des fidèles défunts (mardi 2 novembre 2027). Solennité du Christ Roi de l’univers : dimanche 21 novembre 2027, qui clôture l’année liturgique C. Le 28 novembre 2027 s’ouvrira alors l’année liturgique A, avec un premier dimanche de l’Avent qui inaugurera un nouveau cycle de trois ans.
Vivre selon ce calendrier ne demande pas d’effort héroïque. Il suffit de se laisser conduire dimanche après dimanche, en lisant les textes bibliques proposés par le lectionnaire, en observant la couleur de la chasuble du célébrant, en chantant les antiennes propres à chaque temps. Année après année, ce rythme finit par devenir une seconde nature et par éduquer le fidèle à un autre rapport au temps : non plus la course productiviste vers des objectifs profanes, mais la marche paisible et structurée vers Pâques, recommencée chaque année, jusqu’à la Pâque définitive du Royaume.