2ème dimanche de l’Avent 2018

Au lendemain, de la béatification des 19 martyrs d’Algérie et de la prière pour toutes les victimes civiles et religieuses durant les année « 90 »  en Algérie. En ce 2ème dimanche de l’Avent, nous poursuivons notre méditation.

Heureux celui qui accueille les autres religions

Nous avons toutes et tous sur St Fons et Feyzin des voisins, des voisines, collègues de travail ou d’écoles, qui croient en Dieu en se référant à la Torah ou au Coran.

Prière

Vis le jour d’aujourd’hui
Vis le jour d’aujourd’hui,
Dieu te le donne, il est à toi.
Vis le en Lui.Le jour de demain est à Dieu

Il ne t’appartient pas.
Ne porte pas sur demain
le souci d’aujourd’hui.
Demain est à Dieu,
remets le lui.

Le moment présent est une frêle passerelle.

Si tu le charges des regrets d’hier,
de l’inquiètude de demain,
la passerelle cède
et tu perds pied.

Le passé ? Dieu le pardonne.
L’avenir ? Dieu le donne.
Vis le jour d’aujourd’hui
en communion avec Lui.

Et s’il y a lieu de t’inquiéter pour un être aimé,
regarde-le dans la lumière du Christ ressuscité.

Soeur Odette Prévost 

 

Témoignage pour la veillée le vendredi soir au Centre P. Claverie. Le 7 décembre 2018.(2 à 3 minutes)

D’abord, merci aux frères de Midelt d’être parmi nous, vous êtes les héritiers avec P. Amédée des 7 frères de Tibhérine. Puisse- un jour – que nous devenions frères entre  Marocains et Algériens  et nous visiter.

Merci aux 7 frères de Tibhérine  d’avoir hérité de votre dernier sillon dans la terre fertile, généreuse comme vos vies l’ont été par la fidélité à Dieu, aux villageois à travers le vœu de stabilité.

Merci de votre appartenance à l’Eglise diocesaine dont vous étiez le poumon comme le disait le cardinal Duval . Et le Père Teissier est là, lui qui fut toujours présent avec vous pour discerner quel était la volonté du Seigneur : Quitter ou partir. Vous êtes restés au milieu de ce peuple, solidaire dans les joies, les peines, jusqu’à la mort.

Merci à chacun des 19 martyrs qui ont donné leur vie au goutte à goutte, traduisant une facette du mystère de Dieu en terre d’Islam, qui m’ont permis de renouveler complètement  le ministère que j’ai reçu de cette Eglise depuis 35 ans en terre arabo, copto-musulmane. Oui la vie monastique est ce qui permet à la foi de traverser les âges.

Merci  spécial à Frère Luc, véritable icône de la bonté, de la compassion pour les gens du village et de toute la région, il a été , pour moi, un maître.  A la porte du monastère, il (ou je) suis resté là seulement 15 ans pour que cette porte ne se referme pas, à jamais.

Merci  pour le don de votre vie qui, aujourd’hui encore, interpelle Abdelaziz, Mohamed, Youcef, Samir, Ben Ali, Bouhalem, Cheich Ali,  vous étiez sept à prendre la route du calvaire, de la croix mais aussi le chemin de brouillard, de la rencontre de celui qui vous a tenu la main pour l’ultime rencontre où vos yeux se sont plongés dans les yeux du Père pour mieux comprendre ses enfants de l’islam.

Gens des rues,, gens tombés sur le trottoir, gens comme tout un chacun, gens aux pieds lourds de l’argile pétrie pour le vase de l’offrande, aux pas qui laissent de multiples traces dans le sable mouvant de l’Eglise, aux paroles fortes de la densité de vos vies données, merci sept fois encore.

Jean-Marie Lassausse.